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mercredi 19 avril 2017 - 17:00 : Les ports, marqueurs de l’internationalisation de l’économie indienne



Après la Chine, l’Inde connait une « révolution portuaire » qui a vu le trafic total de ses ports dépasser le milliard de tonnes en 2015. Ce spectaculaire essor n’est pas généralisé,  la croissance des ports du Golfe d’Oman, bien branchés sur la grande « autoroute maritime » reliant l’Europe à l’Asie Pacifique via Suez et Mallaca, étant globalement plus rapide que celle de ceux du Golfe de Bengale, qui est une sorte de cul-de-sac maritime. Une nouvelle géographie portuaire est née, les vieux ports hérités de l’époque coloniale (tels Bombay/Mumbai, Calcutta/Kolkata ou Madras/Chennai) plafonnant alors que de nombreux nouveaux ports ont été créés pour rencontrer la croissance précitée.  Des noms comme Mundra, Kandla, Sikka, Nhava Sheva, Ennore ou Krishnapatnam sont désormais aussi sur le devant de la scène portuaire nationale, où des nouveaux ports vont continuer à venir compléter le dispositif. Le tout s’est opéré dans un contexte de décentralisation portuaire partielle, avec d’une part des ports nationaux (dits majeurs) qui plafonnent et des ports régionaux (dits mineurs) qui sont désormais les principales locomotives de la croissance en lien avec des investissements privés massifs.