Activités à venir


Auditoire Spork, B11, Bâtiment de Géographie (Accès et plan)

jeudi 12 octobre 2017 - 17:00 : Conférence « Dynamiques des coopérations transcomunales construites par les acteurs locaux des espaces ruraux wallons »

Conférence « Dynamiques des coopérations transcomunales construites par les acteurs locaux des espaces ruraux wallons. Vers une nouvelles territorialité rurale ? » par Rudi CLAUDOT, urbaniste environnementaliste, premier attaché au CESW

 

samedi 28 octobre 2017 - 08:45 : Excursion « Namur en transition »

Le voyage d'étude « Namur en transition » permettra de prendre connaissance des grands projets urbains en cours dans la capitale de Wallonie. Guidés par les acteurs de ces transformations, les participants pourront visiter la zone de fouille du Grognon, visiter le centre Terra Nova et ses 2000 ans d'histoire urbaine et militaire, prendre connaissance des grands projets urbains au Pavillon de la politique d'aménagement du territoire...

Le nombre de place est limité et l'inscription est obligatoire (voir consigne ci-dessous).

jeudi 23 novembre 2017 - 17:00 : Conférence « Jeunes chercheurs en Géographie »

Les conférences jeunes cherches sont organisées pour permettre aux géographes récemment déplômés de l'Université de Liège de présenter des mémoires d'excellente qualité, récompensés par le Prix Sporck.

jeudi 14 décembre 2017 - 17:00 : Conférence « Émissions de gaz à effet de serre significatives à l'échelle du globe par les eaux continentales africaines »

Conférence par Alberto V. Borges, professeur d'Océanographie chimique, Université de Liège

L’importance des eaux continentales dans les cycles globaux biogéochimiques est de plus en plus reconnue, en particulier vis-à-vis des émissions vers l’atmosphère de gaz à effet de serre (GES). Ces dernières ont été jusqu’à présent inexistantes dans les eaux continentales africaines. [...]



Archives


mercredi 19 avril 2017 - 17:00 : Les ports, marqueurs de l’internationalisation de l’économie indienne

Mercredi 19 avril 2017 - 17:00

par Jacques Charlier, Professeur émérite à l’UCL

mercredi 29 mars 2017 - 17:00 : Justice spatiale. Quelles géographies du juste?

Mercredi 29 mars 2017 - 17:00

par Jacques Lévy, Professeur à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (ÉPFL), Laboratoire Chôros Laboratory, Titulaire de la Chaire Sporck 2016-2017

mercredi 22 février 2017 - 17:00 : Les rapports urbanistiques entre les Universités et leur ville. L’exemple de l’ULg à la lumière d’autres cas

Mercredi 22 février 2017 - 17:00

par Hélène DANG VU, Maître de conférences en urbanisme à l’Institut de géographie et d’aménagement régional de l’Université de Nantes (IGARUN) et membre du laboratoire Espaces et Sociétés (ESO, UMR 6590)

mercredi 01 février 2017 - 18:00 : Observations du transport de neige par le vent en Terre Adélie

Mercredi 1er février 2017 - 18:00

par  Charles AMORY, Chercheur postdoc, Laboratoire de Climatologie (ULg)

mercredi 01 février 2017 - 17:00 : Assemblée générale

Mercredi 1e février 2017-17h

Assemblée générale avec élection du nouveau Conseil 2017-2018

mercredi 14 décembre 2016 - 17:00 : VOUS ICI? Vers une société géolocalisée

par Pierre HALLOT (Chercheur post-doc ULg)

mercredi 09 novembre 2016 - 17:00 : Conférences Jeunes chercheurs

Le nom des conférenciers ainsi que tes titres de leur conférence seront communiqués dans les Feuillets 2016/3 qui seront envoyés fin septembre.

mercredi 12 octobre 2016 - 17:00 : Vers une métropole polycentrique transfrontalière dans l'Euregio Meuse-Rhin ?

par  Alain MALHERBE Docteur en Art de Bâtir et Urbanisme, Chargé de cours à l'UCL et à l'ISURU (Institut Supérieur d'Urbanisme et de Rénovation Urbaine), Chercheur et Coordinateur scientifique au CREAT-UCL

samedi 08 octobre 2016 - 08:30 : Excursion annuelle

L’évolution de la vallée de la Meuse à l’amont de Huy

Sous la direction d’Etienne Juvigné (Chargé de Cours honoraire, ex responsable de l'Unité de Géomorphologie et de Géologie du Quaternaire).et Geoffrey Houbrechts (Chef de travaux Laboratoire hydrographie et géomorphologie fluviatile)

mercredi 20 avril 2016 - 17:00 : Sécurité, aspects spatio-temporels et données intelligentes

par Marie TROTTA (Docteur en Sciences de l’Université de Liège et chercheur à l’IBSR [Institut Belge pour la Sécurité Routière])

mercredi 23 mars 2016 - 17:00 : Conférences Jeunes Chercheurs

par Chloé SCHOLZEN,  Mathieu TREFFER

mercredi 09 mars 2016 - 17:30 : Climate Change and Variability: Challenges for the Effective Adaptation of Agriculture

par le  Professeur Christopher R. BRYANT de l’Université de Montréal, University of Guelph.

mercredi 10 février 2016 - 17:30 : Séismes et glissements de terrain sous-marins en Grèce: caractérisation par les archives sédimentaires marines

par Arnaud BECKERS, Docteur en Sciences de l’Université de Grenoble et de l’Université de Liège.

mercredi 10 février 2016 - 17:00 : Assemblée générale

mercredi 16 décembre 2015 - 17:00 : Conférence - Variabilité naturelle du climat et son analyse à l'aide des ondelettes

Georges MABILLE est docteur en sciences (géographie) et chef de travaux à l'ULg et à l'UCL.

"Les médias nous rappellent très souvent que l’homme et son mode de vie sont les premiers responsables de l'évolution du climat et des maux écologiques qu'elle génère... Et pourtant…

mercredi 18 novembre 2015 - 17:00 : L'urbanisme de Liège au cours de la première moitié du XIXe siècle

par  Laurent Brück, Attaché au Service d’Urbanisme de la Ville de Liège

samedi 17 octobre 2015 - 16:50 : Excursion annuelle La Louvière

mercredi 07 octobre 2015 - 17:00 : Bilan de douze années (2002-2014) de limnologie satellitaire du Tanganyika

par  Yves Cornet, Professeur à l’Université de Liège (Télédétection et photogrammétrie)

mercredi 22 avril 2015 - 17:00 : La place des EPF dans la politique foncière française, du traitement des friches industrielles à la production de logements

par Josselin Dupont, Docteur en Sciences de l’Université de Liège et Docteur en Géographie-Aménagement de l’Université de Rennes 2.

mercredi 04 mars 2015 - 17:00 : Conférences Jeunes Chercheurs

Les « Conférences Jeunes Chercheurs » sont organisées pour permettre aux géographes récemment diplômés de l’Université de Liège de présenter des mémoires d’excellente qualité, récompensés par le Prix Sporck.

jeudi 12 février 2015 - 18:00 : Retour sur trois siècles d’évolution des recherches en géomorphologie

par Christian Giusti, Professeur à l’Université Paris-Sorbonne et UMR 8185 ENeC CNRS et Marc Calvet, Professeur à l’Université de Perpignan Via Domitia et UMR 7194 CNRS

jeudi 12 février 2015 - 16:30 : Assemblée générale avec élection du nouveau Conseil 2015-2016

L’assemblée générale 2015 se tiendra le jeudi 12 février, à l’Institut de Géographie. L’assemblée générale devra élire le Conseil d’administration pour la période 2015 – 2016.



Plus d'archives...

Mercredi 22 octobre 2014 à 17h : Chine et matières premières

Bernadette MERENNE-SCHOUMAKER, professeur ordinaire honoraire à l’Université de Liège

La Chine est le premier consommateur de la plupart des minerais importants et de la plupart des produits agricoles sauf le sucre où elle est deuxième derrière l’Inde et l’huile de palme où elle est troisième derrière l’Inde et l’Indonésie. Elle est encore premier consommateur de charbon, deuxième de pétrole (derrière l’Inde), troisième d’uranium (derrière les Etats-Unis et la France) et quatrième de gaz naturel (derrière les Etats-Unis, la Russie, l’Iran mais devant le Japon). Et ses besoins croissent sans cesse surtout depuis 2000. Comment expliquer une telle situation ? Comment le pays a-t-il cherché à sécuriser ses approvisionnements? Quelles sont les conséquences de cette situation à l’échelle internationale ?

Mercredi 26 novembre 2014 à 17h : Nouvelle écologie urbaine et urbanisme durable : enjeux

Antonio DA CUNHA, professeur à l’Université de Lausanne et titulaire de la Chaire Sporck 2014-2015

 

La « nouvelle écologie urbaine » cherche à analyser la circulation des flux matériels dans la ville afin de les réguler, de les gérer et de les réduire grâce à des changements conjoints des comportements, des techniques, de l’organisation de l’espace. La problématique de l’écologie urbaine rencontre ainsi celles de la composition urbaine, du design urbain et de l’urbanisme durable. La ville n’est pas une simple « machine thermodynamique ». Sa transformation implique l’art de concevoir des formes urbaines et des cadres de vie de qualité. La question fondamentale consiste alors à savoir de quelles manières l’aménagement urbain peut contribuer à la maîtrise de l’empreinte écologique et à l’amélioration de la qualité de vie des citadins ?

Mercredi 17 décembre 2014 à 17h : Quels agrotourismes pour les campagnes périurbaines ? Les cas de la Wallonie et du Grand-Duché de Luxembourg

Charline DUBOIS, docteur en géographie et assistante à l’Université de Liège


Pour faire face aux incertitudes des agricultures européennes et mondiales, nombre d’agriculteurs repensent les finalités de leur métier et cherchent à se diversifier. Profitant des atouts liés à leur exploitation et des opportunités de développements touristiques régionaux, certains d’entre eux se sont orientés vers l’agritourisme. Quels sont les types d’agritourisme ? Que proposent-ils comme produit ? Quelles sont les dynamiques en cours ?

 

Évolutions multiples et intérêts nouveaux depuis 1970 en matière de climatologie

Michel ERPICUM, professeur à l’Université de Liège

 

Un bilan et un cheminement à travers cinq thèmes :‐ instrumentations et réseaux de mesures:

  • explosion des moyens de calculs et de modélisations (de lʹéchelle locale à lʹéchelle globale) ;
  • vecteurs de médiatisation, politisation et intérêts scientifiques croissants et diversifiés ;
  • accélération des influences anthropiques sur le climat et controverses sectaires ;
  • passage dʹune époque quasi sans climatologues à une époque truffée de pseudo‐climatologues.

 

Les fondamentalismes, ou comment et pourquoi pervertir une démarche scientifique

Bertrand LEMARTINEL, professeur à l’Université de Perpignan


L’effondrement idéologique des « religions athées » duvingtième siècle, la montée en puissance de moyens de propagande puissants et peu coûteux ont permis, depuisdeux décennies, le développement d’offensives fondamentalistes. Celles‐ci ne se contentent pas de prosélytisme religieux : dans une perspective totalitaire,elles veulent, montrer que l’ensemble des faits de nature vérifient une lecture au mot près des textes sacrés.

Mais pour cela, il faut évidemment pervertir la démarche scientifique, des sciences de la vie ou de la Terre en général,et en ce qui nous concerne, de la géographie. Cette dernière fait donc l’objet d’un curieux credo, quis’attache à relire de façon perverse les paysages les plus connus de notre globe. Le temps de leur façonnement, leur formes, leurs évolutions, leur devenir, tout est remis en question par des pseudosciences intégristes. Sous une apparence de rationalité, elles construisent des explications délirantes de la face de la Terre...

Hydrocarbures, tensions, conflits et enjeux contemporains

Françoise ARDILLIER‐CARRAS, professeur à l’Université d’Orléans


Les stratégies énergétiques mondiales sont étroitement articulées sur les ressources en hydrocabures. Enjeux politico‐économiques, elles commandent les relations internationales selon que les Etats sont dépendants ou riches en hydrocarbures. La géopolitique énergétique reste, dans ce contexte de tensions permanentes, un volet décisif de l’approvisionnement en hydrocarbures. Nombre d’autres facteurs interfèrent dans ce débat et, notamment, l’état des ressources en pétrole et en gaz, les réserves exploitables, la localisation des gisements, l’avancée des technologies de l’offshore, les réseaux de transport… Quels équilibres se mettent en place ? Le « peak oil » existe‐t‐il ? Les hydrocarbures sont-ils des facteurs déclenchants de nouveaux conflits dans lemonde ?

Les enjeux de sécurisation des approvisionnements, comme ceux de la sécurité des routes maritimes et continentales,entre menaces terroristes et partage des mers, sont parmi les plus sensibles pour l’équilibre géostratégique mondial à l’horizon 2030. Une mutation profonde des rapports de force dans le domaine énergétique, y compris avec l’émergence des énergies renouvelables, est d’ores et déjà annoncée.

Évaluer l’influence du forçage océanique sur le bilan de masse de la calotte glaciaire du Groenland avec le modèle climatique régional MAR

Brice NOEL


De nombreux records de fonte ont été enregistrés au sein de la calotte du Groenland (GrIS) au cours de l’été 2012. Ceux‐ci ont été partiellement engendrés par l’apparition anormale de phases négatives de l’Oscillation Nord‐Atlantique (NAO), qui favorisent des conditions plus chaudes sur la calotte groenlandaise. Les anomalies de couverture de glace de mer (SIC), ainsi que de température de surface océanique (SST) observées au cours de ces derniers étés pourraient expliquer ce récent renforcement des records de fonte (2007–2012). Afin de démontrer cette hypothèse, une batterie de tests de sensibilité, concernant la variation de SIC et des SST, a été réalisée pour évaluer l’impact de ces deux variables sur le bilan de masse en surface (SMB) de la calotte du Groenland durant la période 2007–2012. Ces tests ont été réalisés à l’aide du modèle climatique régional MAR, développé au sein du Laboratoire de Climatologie de l’Université de Liège (ULg).

Les modèles 3D dans les permis d’urbanisation. De la définition des modèles 3D urbains vers leur intégration dans des systèmes d’information géographique tridimensionnelle.

Florian DEMBLON


À l’heure de la large diffusion de la modélisation 3D et de la mutualisation des données géographiques, l’intérêt de ce mémoire était de tenter de proposer une méthode collaborative pour alimenter des systèmes d’informations géographiques à l’aide de modèles 3D créées dans le cadre de la récente législation sur les permis d’urbanisation. Ce mémoire avait pour but de prouver que les modèles 3D créés dans cette optique pouvaient être réutilisés pour alimenter un SIG en trois dimensions et donc participer dans le déploiement futur d’un hypothétique SIG 3D à l’échelle de la Région (à l’instar de qui se fait en Suisse). Pour répondre à cette hypothèse, un SIG a été élaboré sur base du standard « CityGML », format d’échange de données 3D officiellement reconnu par l’OGC. Ce SIG a alors été alimenté par un exemple concret de modèle 3D collationné dans un bureau d’étude puis finalement exploité via un SIG‐logiciel mettant en évidence les qualités et les limites de la méthode.


Enregistrement paléoenvironnemental et paléosismique des sédiments du lac Amik(Hatay, sud-ouest Turquie).

Hélène LEBEAU


La région de l’est de la Méditerranée est sismiquement très active et a été touchée durant le siècle passépar de nombreux tremblements de terre. Au nord de cette région, s’étend le bassin Amik, une largedépression de 40 kilomètres de large sur 50 kilomètres de long située dans la province d’Hatay au sud-ouestde la Turquie. Ce bassin s'est formé à l’extrémité nord d’une faille majeure de Turquie, la faille de la Mer Morte. Celle-ci pénètre dans le bassin et dans l’ancien lac, le lac Amik, qui occupait auparavant et demanière épisodique le centre du bassin. Ce bassin est donc particulièrement intéressant pour contraindrel’aléa sismique du tronçon nord de la faille de la Mer Morte. De plus, il est caractérisé par une histoireculturelle très riche car l'occupation humaine y est très ancienne et date d’environ 7000 ans BC. L’objectif dece travail était de mettre en évidence les grandes perturbations environnementales et sismiques du bassinAmik qui ont affecté la sédimentation du lac au centre du bassin. Pour ce faire, des sédiments prélevés dansl'ancien lac Amik ont été analysés en laboratoire afin d'en déterminer les grandes propriétés physiques, géochimiques, granulométriques et minéralogiques. L'interprétation des résultats des diverses analyses apermis, notamment, de retracer l'évolution de l'érosion au sein du bassin et de décrire les fluctuations deniveau d'eau dans le lac Amik.

Lena Sanders

(Directrice de recherche au CNRS (UMR 8504, Universités de Paris 1 et Paris 7)

Habiter la terre de 70 000 av J-C. à aujourd’hui : les grandes transitions du système de peuplement


Depuis que l’homme moderne existe, il utilise la surface de la terre, l’habite, s’y déplace, agit sur elle de multiples façons. Les modes d’habiter et de se déplacer ont évolué au cours du temps, parfois de manière continue, parfois sous formes de changements brusques. A priori il n’y a rien de commun entre la sortie de l’homme moderne d’Afrique il y a 70 000 ans et l’émergence des villes polycentriques à l’époque contemporaine. Cependant, tout comme d’autres grands bouleversements (sédentarisation, diffusion de l’agriculture, apparition des villes, transition urbaine), ces changements bouleversent de manière irréversible la configuration spatiale du peuplement. Est-il alors possible de développer un cadre conceptuel qui permette de décrire les grandes transformations du système de peuplement ? La démarche consiste à identifier des régularités récurrentes, identifiables en différents lieux de la planète, à différents moments du temps, en les distinguant des évolutions qui sont contingentes à un lieu ou une époque. Tel est l’enjeu d’un projet interdisciplinaire (TransMonDyn) qui réunit géographes, archéologues, historiens, linguistes et modélisateurs

 

mercredi 9 octobre 2013 :

Grandes villes et métropoles d'Europe et de Méditerranée face aux enjeux de la mondialisation. Jean-Marie Miossec (Professeur à l'Université Paul Valéry - Montpellier III)

Au cours des dernières décennies, la métropolisation de l’Europe et de la Méditerranée s’est accentuée.

L’entrée dans la mondialisation a provoqué une réaction différenciée des grandes villes et métropoles qui ont été sollicitées à encore plus ouvrir leur économie au grand large, à adapter leurs institutions à la nouvelle donne compétitive et à renforcer leur gouvernance territoriale.

La construction de l’Union Européenne et l’effondrement du Rideau de Fer sont une autre donne fondamentale dans le reclassement des métropoles, les repositionnements frontaliers et le renouveau de certaines villes d’Europe centrale et orientale et l’évolution de la politique de voisinage d’une Europe de plus en plus élargie.

L’échec de l’Union pour la Méditerranée et le « Printemps Arabe » ainsi que la crise économique de l’Euroland ont également modifié les trajectoires et dynamiques urbaines de ce très vaste ensemble qui demeure le premier foyer économique au monde mais qui souffre d’une grande hétérogénéité.

À partir de multiples données récentes et l’analyse des situations spécifiques à chaque territoire, la hiérarchie des aires métropolitaines et métropoles de l’ensemble Euro-Med sera présentée dans sa dynamique à la fois structurelle et conjoncturelle.

Jeudi 25 avril 2013 :

What remains of the Celtic tiger in the Irish countryside? (Que reste-t-il des Celtic tiger dans la campagne irlandaise ?) par Mary CAWLEY School of Geography and Archaeology, National University of Ireland, Galway

L’économie irlandaise a connu une période de croissance rapide dès la fin des années 1990 jusqu’à la fin des années 2000, pour connaître ensuite une récession de laquelle le pays ne pourra se remettre que dans plusieurs décennies. La population tant urbaine que r rale a été très affectée par cette récession. Lors de cette conférence nous parlerons du contexte dans lequel a émergé en Irlande la «tiger economy», les facteurs qui ont contribué à son déclin et les conséquences sur les populations rurales.

L’Irlande a eu l’un des taux de croissance économique les plus élevés des pays de l’OCDE de la fin des années 1990 au milieu des années 2000. Cette croissance est associée à un ensemble de facteurs, internes et externes à l’économie. Comme dans les autres « tiger economies», le secteur de l’information et des technologies de la communication (ITCs) a joué un rôle important. La plupart des investissements dans ce secteur venaient de compagnies internationales qui s’établissaient en Irlande pour accéder au marché de l’Union européenne. Les autres facteurs sont l’investissement du secteur de l’enseignement dans les ITC;
la disponibilité des fonds structurels européens à partir de la fin des années 1980 pour améliorer les infrastructures et les réseaux de communication ; la croissance rapide de l’emploi ; une expansion du secteur de la construction en réponse à la croissance de la population. Dans les zones rurales, la population a été retenue par la croissance de l’emploi, la demande en logement a augmenté et les nouveaux immigrants ont été attirés à la fois par les emplois dans l’agriculture et par les emplois non agricoles.
L’Irlande est entrée en récession en 2008 à cause, entre autres facteurs, de la crise bancaire interne et de la structure des taxes qui était fortement dépendante de la période d’expansion économique connue précédemment. Les conséquences ont été importantes pour l’économie dans son ensemble et pour les résidents des zones urbaines et rurales. Les éléments essentiels qui reflètent la fin de la «tiger economy» en milieu rural sont l’émigration des jeunes; une offre résidentielle excédentaire dans les petites villes et les villages ; un taux de chômage élevé suite à l’effondrement du secteur de la construction ; la fermeture de petites entreprises; la difficulté pour une partie de la population de continuer à payer les prêts pour l’achat de biens immobiliers et, de manière générale, un accroissement de la pauvreté.

 

Mercredi 13 mars 2013

Restauration hydromorphologique des cours d'eau en Région Wallonne : le projet Walphy par Eric HALLOT et Alexandre PEETERS. Présentation en collaboration avec Gisèle Verniers (Université de Namur), Bernard Delecourt (SPW - Namur) et François Petit (LHGF - ULg).

La Directive-cadre européenne sur l’Eau exige des gestionnaires que les cours d’eau  atteignent le bon état écologique pour 2015. Ce bon état est lié à la qualité physico-chimique et biologique des eaux en relation avec la qualité du milieu physique.

Pour ce faire, les gestionnaires et les scientifiques s'attachent dorénavant à développer des notions de gestion physique des lits mineurs, de l’occupation des lits majeurs en fonction des besoins et des caractéristiques diversifiées des lits. Etudier, comparer, classer les dynamiques et les caractéristiques fluviales permet de développer une gestion respectueuse et de concevoir des méthodes de restauration des milieux dégradés. (lire la suite)

Un projet Life Environnement co-financé par l’Union Européenne et par le Service Public de Wallonie a démarré en janvier 2009 pour une durée de 5 ans. Il a pour objectif de réaliser des travaux de restauration de la qualité hydromorphologique de deux cours d’eau, le Bocq et l’Eau Blanche, suivant deux axes : la continuité longitudinale qui concerne la libre circulation des poissons et des sédiments et la continuité transversale qui concerne l’altération des connexions avec les zones inondables (due aux rectifications et chenalisations anciennes). Des travaux de reméandration, de diversification des écoulements ou de création d’habitats piscicoles ont été menés.

Ces travaux font l’objet de suivis scientifiques sur base d’analyses géomorphologiques et écologiques. Des méthodes standardisées et reproductibles ont été mises au point pour comparer la situation avant et après travaux. Ainsi le suivi des microhabitats en relation avec l’analyse des populations de macroinvertébrés et de poissons sont de bons indicateurs de la diversification du milieu.


Mercredi 6 février 2013

17h : Assemblée générale avec élections

18h : Bruxelles : le défi spatial du boom démographique par Eric CORIJN, Professeur de géographie sociale et culturelle à la Vrije Universiteit Brussel, Directeur du centre de recherches urbaines COSMOPOLIS, City, Culture @ Society, Vice-président du Brussels Studies Institute.

Bruxelles est une ville duale, très segmentée et fragmentée. Elle a une structure sociogéographique explicite, marquée par le passage rapide vers une ville postfordiste. Devenue une petite ville mondiale, Bruxelles est maintenant confrontée à une croissance démographique forte : plus de 200.000 nouveaux Bruxellois sont attendus pour 2020. Cela ne met pas seulement une forte pression sur les grands dossiers : emploi, logement, enseignement, mobilité... Cela demande aussi une réflexion sur l'aménagement du territoire et sur le projet de ville. Une réflexion qui sera peut-être le sujet du nouveau Plan Régional de Développement Durable.

Mercredi 27 février 2013 : Conférences des jeunes chercheurs

Julien BEAUMET : Estimation des précipitations à partir du Spinning Enhanced Visible and Infrared Imager (SEVIRI-MSG) et de l'algorithme Cloud Physical Properties (CPP) : validation pour la Belgique et applications potentielles de sept ans de données. (Résumé)

Les précipitations sont un paramètre déterminant pour la limitation des ressources en eaux qui s'annonce comme un défi majeur pour certaines sociétés. Leurs évolutions sont également complexes à simuler avec les modèles numériques. Des mesures fiables effectuées sur de grandes étendues des quantités de précipitations tombées sont donc cruciales pour la recherche. Roebelling et Holleman (2009) ont présenté une méthode permettant d'estimer les précipitations de jour à partir des propriétés physiques des nuages déduites des réflectances visibles et proches infrarouges de l'instrument SEVIRI. Le but du travail fut d'analyser les performances de l'algorithme à travers les cycles annuel et diurne. La comparaison avec les données radar belge montre que la délimitation des zones de pluie est peu affectée par l'élévation du soleil. L'estimation des taux de précipitations l'est nettement plus, avec une forte surestimation en début et fin de journée en raison des incertitudes plus élevées sur la mesure des réflectances lorsque l'élévation du soleil est faible. Une estimation fiable et non biaisée des quantités de précipitations n'est donc possible que pour des angles solaires zénithaux inférieurs à 60°.

Sarah BODEUX : Évolution récente de la partie occidentale du golfe de Corinthe à partir de profils sismiques. (Résumé)

Le golfe de Corinthe, l’un des plus jeunes rifts continentaux, situé dans le système tectonique de l’est de la Méditerranée, accommode une partie de l’extension nord-sud de la région par de nombreuses failles normales. Un certain nombre de questions persistent quant à l’évolution récente de la partie ouest du rift ainsi qu’à la transition entre la déformation de cette partie occientale et celle de la partie centrale. Pour répondre en partie à cette problématique, nous avons étudié le réseau de failles et l’architecture sédimentaire en mer à partir de profils sismiques au niveau de la transition entre les deux parties du rift. Couplée à l’analyse de la morphologie marine de la partie occidentale, l’étude de l’architecture sédimentaire a mis en évidence la dynamique sédimentaire différente de la partie ouest du rift vis-à-vis de celle du reste du rift (variation spatiale et temporelle). L’identification et l’étude du réseau de failles ont souligné ce changement de caractéristiques. Ces éléments ont permis de valider l’hypothèse du passage du rift d’une géométrie de demi-graben asymétrique dans sa partie centrale à une géométrie de graben symétrique à l’ouest, se réalisant par une structure en échelons à plus grande échelle. En remettant nos résultats dans un contexte plus global, il a été possible de comprendre, en partie, l’évolution récente de l’ouest du rift : depuis son ouverture il y a 400 ka, l’activité tectonique des failles côtières et en mer s’est modifiée à la fin de l’Eemien par désactivation de segments d’anciennes failles au profit de l’activation de nouvelles failles.

Léna MIDREZ : Disparités spatiales face à la cohésion sociale. Contribution à la géographie sociale de Wallonie. (Résumé)

L'aspect spatial n'est pas pris en compte dans les plans communaux de cohésion sociale adoptés par la Région wallonne en 2008 ; or nous posons l'hypothèse qu'il existe une logique de répartition spatiale de la cohésion sociale à l'échelle communale en Wallonie et testons trois hypothèses de facteurs explicatifs à celle-ci. Ainsi, l'intégration de cet aspect pourrait améliorer l'impact de ces plans. La méthode utilisée combine une démarche conceptuelle, d'abord centrée sur les organismes internationaux, et une démarche statistique visant à analyser les disparités spatiales des valeurs et de la nature de la cohésion sociale en Wallonie. Au-delà d'ambiguïtés propres au quasi-concept clé de l'étude, la mise en évidence de bassins de cohésion en Wallonie ainsi qu'une typologie des communes wallonnes selon leur nature de cohésion sociale ont été réalisées. Le niveau d'urbanisation ainsi que la dynamique démographique influencent différemment celle-ci.

Pierre RENSON : Détection des cratères à la surface de la Lune sur des produits planétaires. (Résumé)

Le mémoire s’inscrit dans le cadre du projet LanSAfe (Landing Site Risk Analysis software framework) qui consiste à développer un logiciel basé sur des techniques de télédétection pour une mission exploratoire lunaire. Ma contribution à ce projet consiste à implémenter, tester et valider une méthode totalement automatique qui détecte les cratères lunaires à partir de produits planétaires (images et MNT) afin d’alimenter une base de données spatiales. Nous avons adopté une approche orientée-objet basée sur un diagnostic sémantique construit à partir de plusieurs descripteurs de bas niveau (géométriques et spectraux). Le filtre de Canny ainsi que la Transformée de Hough ont été implémentés pour extraire une première série de cercles appelés « cratères candidats ». Ensuite ceux-ci sont soumis à une procédure d’auto-validation en utilisant des caractéristiques spécifiques à la signature des cratères sur chaque produit exploité.

 

Mercredi 11/12/2012 - Auditoire Spork à 17h

Une réflexion à partir de l'Atlas mondial des zones franches, par François BOST, Professeur à l’Universitéde Paris-Ouest Nanterre la Défense

Territoires destinés à attirer entreprises et activités exportatrices grâce aux avantages multiples qui leurs sont accordés, les zones franches apparaissent comme un excellent marqueur de la diffusion de la mondialisation à l’échelle planétaire, si bien que la question n’est plus tant de savoir dans quels pays elles se situent, mais plutôt d’identifier ceux n’ayant pas encore légiféré en leur faveur…. Mais celles-ci n’ont pas rencontré partout le même succès, loin s’en faut.

La multiplication impressionnante des zones franches, surtout depuis le début des années 1980, mais aussi leur déclinaison en différents types selon les attentes et les ambitions des Etats concernés ont accompagné le mouvement de libéralisation des échanges et l’ouverture de la quasi-totalité des pays de la planète à l’économie de marché, tout en contribuant à l’essor du commerce international et des investissements directs étrangers. Nombre d’Etats, principalement dans le monde en développement et en Europe orientale, en ont fait des outils et des leviers importants, voire décisifs, pour asseoir leur développement. Les zones franches jouent en effet un rôle souvent important dans ces pays en matière de création d’emplois nouveaux (principalement dans l’industrie, via la sous-traitance internationale), de formation de la main-d’œuvre, de diversification de l’économie (essor  de nouvelles activités) et des exportations de transferts de technologie dans certains cas ou encore d’apport de devises fortes. En dépit de leur rôle économique important, les zones franches n’ont curieusement fait l’objet jusqu’à maintenant que d’un très petit nombre de travaux scientifiques, tant chez les économistes que chez les géographes.

Fruit d’un considérable travail de terrain au plus près de la réalité, l’Atlas mondial des zones franches est sans doute le plus important travail jamais publié sur la question des zones franches. Cet ouvrage a mobilisé pendant 7 ans une équipe de 16 chercheurs et de 2 cartographes. Les résultats sont exceptionnels par la masse des informations et des statistiques collectées et analysées. Au total, 133 pays ont été identifiés comme ayant légiféré en faveur des zones franches, tant sous la forme de points francs (du typemaquiladoras au Mexique) que de zones franches géographiquement délimitées (1 735 selon le décompte exhaustif de cet atlas).

Atlas mondial des zones franches, Direction François Bost, Paris, La Documentation française, 2010, 333 p.



GEO-MOBIEL

Un programme original de formation pour initier les élèves du secondaire à la géomatique" par Philippe DE MAYER, Hoogleraar Universiteit Gent

Systèmes d'information géographique participatifs et aménagement du territoire, expériences philippines citoyennes de désenclavement

La Société Géographique de Liège a eu le plaisir d'accueillir le Professeur émérite Françoise ORBAN-FERAUGE qui a publié en 2011 un ouvrage intitulé "Systèmes d'information géographique participatifs et aménagement du territoire, expériences philippines citoyennes de désenclavement". Ce livre synthétise 15 années de réflexion en partenariat avec les acteurs locaux et pose un regard critique sur l'approche participative, l'action citoyenne et les possibilités offertes par les systèmes d'information géographique.

Présentation du Nouvel Atlas de Belgique par les trois équipes liégeoises impliquées dans le Projet (Géographie rurale, Géographie économique et Géomatique) par Serge SCHMITZ, Mathieu JASPARD et Marc BINARD.

L’exploitation du dernier recensement socio-économique complet de Belgique en 2001 a motivé la rédaction de monographies et l’élaboration du troisième Atlas de Belgique. Contrairement aux éditions précédentes, l’Atlas est d’un format nettement plus manipulable, utilise deux langues principales (F, Nl) et deux langues « secondaires » (GB, D), se focalise sur la géographie humaine et est divisé en six tomes : (1) Géographie politique (2) Paysage, monde rural et agriculture (3) Villes (4) Habitat (5) Activités économiques (6) Population. Trois tomes sont déjà disponibles et les tomes 3, 5 et 6 sortiront en 2012. La présentation porte sur les tomes (2) et (5) ainsi que sur une version Web de l’Atlas.

Tome 2 : Paysage, monde rural et agriculture (S. Schmitz)

Le monde rural qui, pendant un demi-siècle, était devenu uniquement agricole et sylvicole, recouvre, avec le retour et l’arrivée d’habitants, des activités diverses. La fonction agricole laisse place à d’autres fonctions qui se basent cependant sur les caractéristiques propres de la campagne, notamment la disponibilité d’espaces. Parmi ces fonctions, les fonctions résidentielle et récréative sont devenues les nouveaux enjeux de la campagne en Belgique. Il ne faut néanmoins pas oublier que ces fonctions reposent souvent sur la persistance d’une morphologie rurale que seules les fonctions agricoles et sylvicoles peuvent entretenir. La disponibilité d’espace et la densité du réseau routier et autoroutier ont également attiré d’autres activités dans le milieu rural telles l’industrie et certaines externalités. L’espace de production de jadis est devenu aussi produit de consommation en tant que cadre de vie ou de récréation. A travers 74 pages et 127 cartes, trois équipes universitaires (Gent, Leuven et Liège) ont tenté de cerner cette évolution de l’agriculture, des paysages et des modes de vivre à la campagne en Belgique pour pointer les défis de demain.

Tome 5 : Activités économiques (M. Jaspard – direction B. Mérenne)

Le Tome 5 de l’Atlas de Belgique aborde le sujet très vaste des activités économiques. L’ouvrage présente des thèmes variés comme les structures et les dynamiques de l’activité, l’emploi, les politiques de mise en œuvre, les investissements étrangers, les transports, le tourisme ou encore le commerce extérieur. Des choix ont été opérés en lien notamment avec les contraintes statistiques. L’espace économique belge apparaît dans toute sa diversité et sa complexité. Sa configuration est donc plurielle et porte les traces de strates différentes qui, dès la fin du XVIIIe siècle, ont marqué progressivement le territoire.

Version Web de l’Atlas (M. Binard)

Le développement du portail de l’Atlas est en cours de réalisation (http ://www.atlas-belgique.be/); il répond à différents objectifs : ajouter des cartes pour lesquelles les auteurs n’avaient pas assez de place dans la version papier, mettre à jour les données de 2001 et ajouter des cartes dans des domaines non couverts par les 6 tomes (par exemple de géographie physique). En outre, l’utilisateur a la possibilité d’imprimer, d’actualiser, de sauvegarder mais aussi de créer ses propres cartes. Des fonctions SIG élémentaires sont aussi disponibles telles que zoom, déplacement (pan), différents types de sélection, requêtes, chargement de WMS (affichage de cartes d’autres serveurs cartographiques). Le produit « Géoclip » sélectionné pour le portail est également utilisé par l’INSEE en France. Remarquons que, contrairement à l’atlas « papier », le portail ne contiendra pas de commentaire et d’analyse des phénomènes cartographiés.


Mercredi 07/03/2012 - Auditoire Spork à 17h

Conférences des Jeunes Diplômés 2011:

  • Gilles CONDE : Mutations du système de villes belges. Évolution du profil économique des régions urbaines entre 1981 et 2006.
  • Kevin GARWIG : Prototypage d'une architecture Spatial OLAP pour l'intégration et l'analyse en ligne de données démographiques et relatives aux infractions.
  • Charlotte LANG : Modélisation du bilan de masse en surface du Svalbard avec le modèle MAR.

 

Mutations du système de villes belges. Évolution du profil économique des régions urbaines entre 1981 et 2006 (Gilles CONDE)

Le passage du modèle fordiste des trente glorieuses au modèle post-fordiste actuel a engendré un bouleversement complet de la structure du tissu économique, de ses rapports au capital et de ses logiques spatiales. Cette émergence de la société post-industrielle capitaliste a également provoqué un ajustement des modèles et stratégies de localisation des activités. En conséquence, la concentration spatiale de ces dernières s’explique davantage que par le passé par la taille et la capacité des villes à concentrer le capital humain. Cette recherche visait à évaluer comment le système de villes belges a répondu à ces changements économiques et plus particulièrement comment les logiques de localisation des activités dans la hiérarchie et le profil économique des villes ont évolué durant cette période. Pour ce faire, nous avons notamment choisi de faire appel, pour sa robustesse, à l’analyse multivariée qui permettait de concilier données sectorielles d’emplois, analyse diachronique et approche systémique du réseau urbain belge.

Modélisation du bilan de masse en surface du Svalbard avec le modèle MAR (Charlotte LANG)

Les zones de hautes latitudes sont très sensibles aux changements climatiques. En effet, suite au réchauffement climatique, la fonte des glaciers et calottes augmente, ce qui, à son tour, influence le climat via des modifications de la circulation thermohaline, la rétroaction de l’albédo de la glace, l’augmentation du niveau des mers, … Le Svalbard est un archipel situé entre 74 et 81° lat N dont 60 % de la surface (62248 km2) sont recouverts de glaciers et calottes. L’impact du réchauffement climatique sur la cryosphère du Svalbard, peu étudié jusqu’à présent, peut être estimé grâce à un modèle climatique. Nous avons modélisé le climat et le bilan de masse en surface du Svalbard avec le modèle régional MAR entre 1958 et 2010. Les résultats ont montré une grande variabilité interannuelle du bilan de masse ainsi qu’une augmentation de la fonte. L’augmentation des températures est responsable de cette augmentation tandis que la variabilité interannuelle est due aux variations de la température estivale moyenne.

Prototypage d’une architecture Spatial OLAP pour l’intégration et l’analyse en ligne de données démographiques et relatives aux infractions (Kevin GARWIG)

L’importance que l’information a prise dans nos sociétés modernes semble dorénavant amplement partagée par la communauté internationale. Bien évidemment, l’émergence des nouvelles technologies de l’information n’est pas en reste vis-à-vis de cette veille informative. En ce sens, les systèmes d’information classiques dits transactionnels permettent d’offrir à tout moment une représentation instantanée de l’activité d’une organisation en collectant en temps réel des données relatives à celle-ci. Cependant ces systèmes sont totalement inadaptés en tant qu’outil d’aide à la décision. Ainsi, afin d’utiliser le potentiel réel de l’information collectée, les systèmes OLAP permettent d’offrir un support pour orienter les choix stratégiques. C’est dans cette optique que s’est inscrit ce mémoire dont l’objectif était de développer une architecture OLAP pour l’analyse des infractions basée sur des statistiques policières et démographiques. L’originalité du présent travail peut être caractérisée par le fait que le système déployé s’est vu surmonté de propriétés généralement propres aux SIG (prise en compte de la géométrie, fonctions d’analyse spatiale,…).


Mercredi 25/04/2012 - Auditoire Spork à 17h

Conférence de Michel Quévit, Professeur émérite de l’UCL. Flandre-Wallonie. Quelle solidarité ?

« Nous sommes le peuple le plus multilingue et le plus solidaire du monde. Cela fait cent soixante-quinze ans que nous payons pour la Wallonie, ça ne peut plus durer ! » déclarait J-M Dedecker à l’hebdomadaire Le Point en août 2009. A quelle réalité correspond cette image que la Flandre se donne de la Wallonie et d’elle-même ? Michel Quévit a voulu confronter le discours nationalitaire flamand aux faits et cerner les fondements structuraux de la solidarité entre la Flandre et la Wallonie au travers des interventions prises par les gouvernements belges successifs dans les crises économiques et sociales (charbonnages, sidérurgie, textile, agriculture), dans les grands projets d’infrastructures de communication (chemins de fer et routes), les aides à l’investissement des entreprises dans les domaines économiques et sociaux et l’utilisation des fonds structurels européens. Son analyse contribue à mieux comprendre les fondements structurels de la fédéralisation progressive de l’Etat belge. (*Sur base d’un ouvrage publié par Couleur Livres, Coll. « Question de société » en 2010.


Samedi 02/06/2012 - Excursion annuelle

Visite de Nimègue et plus particulièrement de ses grandes opérations d’aménagement sous la direction de Jean-Marie Halleux (CC ULg)

Programme précis et bulletin d’inscription dans les Feuillets 2012/1

Mercredi 23/11/2011 : Conférence « Un système migratoire mondial de plus en plus complexe » par Marie-Françoise Durand, Professeur à Sciences Po Paris et titulaire de la Chaire Sporck 2011-2012

Les migrants représentent aujourd’hui 3% de la population mondiale et contribuent aux transformations des espaces de départ et d’arrivée mais également des relations entre les sociétés et les Etats. Dans un monde plus fluide ces migrants sont cependant de plus en plus difficiles à définir : migrants économiques légaux et clandestins, élites transnationales, réfugiés des conflits ou des crises environnementales, apatrides… tous sont des individus qui circulent au sein de filières migratoires de plus en plus complexes. Ces réseaux de circulations, appuyés ou non sur des diasporas, sont à la fois mondialisés et régionaux. Les migrations Sud-Nord ne concernent que 40?% des migrants tandis que la majorité des flux –moins connus et moins médiatisés– sont d’orientation Sud-Sud. Les grands systèmes migratoires n’impliquent qu’un petit nombre de pays et s’expliquent par des proximités historiques ou géographiques. S’y ajoutent d’autres mouvements, régionaux ou sur de plus longues distances qui relient un nombre croissant de pays.

L’histoire de l’humanité est faite de mobilités massives, mais la fin du siècle dernier a été celle du doublement des effectifs de migrants internationaux et de l’émergence un peu partout d’obstacles à ces mouvements, alors même que les flux de marchandises et de capitaux circulent quasiment sans restriction et que l’information est généralisée. Depuis les années 1970, les frontières sont presque toutes fermées aux migrations. Ces circulations brisées, ces populations territorialisées d’un côté ou de l’autre des frontières ont créé une situation inédite à laquelle États et sociétés réagissent très diversement.

Si la pauvreté est la première cause de mobilité (les transferts financiers vers les pays d’origine des migrants représentent des fonds considérables et supérieurs à l’aide publique au développement), l’intégration est la première difficulté.

D’immenses territoires ont été construits ou reconstruits par les migrants et, au long des siècles, heurts, frottements, rencontres et échanges ont produit mélanges et hybridations : melting-pot, multiculturalisme, métissage rendent inopérants, suspects et dangereux tous les mythes de pureté. Liens entre des lieux et des sociétés, les migrants ne vivent pas de la même façon dans des sociétés construites par l’immigration où l’identité nationale valorise la diversité (États-Unis, Australie) que dans celles qui sont récemment passées de l’émigration à l’immigration et dont l’identité est troublée par leur vieillissement et les pertes successives des empires coloniaux, d’une partie de la souveraineté, puis des emplois (Europe).

Enfin, les réfugiés internationaux, demandeurs d’asile, déplacés internes, apatrides, réfugiés dits environnementaux… ont représenté au cours des dix dernières années entre 15 et 25 millions de personnes et on estime que plus de 8 millions d’entre eux vivent dans des camps depuis plus de dix ans. Malgré l’élargissement aux déplacés internes, la définition en droit international des personnes à protéger n’a pas, en soixante ans, évolué au même rythme que les transformations du monde, restant fondée sur une conception politique des réfugiés alors que les limites entre réfugiés ou migrants clandestins se brouillent…

L’exposé s’appuiera sur de nombreux documents (cartes, diagrammes et photos)

Mercredi 14/12/2011 : Conférence « La protection de la nature est-elle durable? Espaces naturels protégés et développement durable.» par le Dr. Samuel DEPRAZ, Université Jean Moulin, Lyon 3.

La gestion des espaces naturels protégés, d’abord vouée à la protection des sites et des espèces emblématiques, puis guidée par des principes écologiques assez radicaux, se trouve aujourd’hui profondément affectée par le paradigme du développement durable. En effet, il ne suffit pas de protéger les écosystèmes pour faire preuve de durabilité : le secteur de la protection de la nature se doit désormais d’être socialement responsable et doit prendre en compte dans ses politiques non seulement les enjeux écologiques, mais aussi les enjeux économiques et sociaux des territoires dans lesquels se fait son intervention.Cependant, ce glissement conceptuel n’est pas toujours évident dans la pratique. Quelques exemples critiques seront ici successivement développés, tant dans le domaine de l’écologie que de l’économie ou du social, prouvant les limites de la mise en œuvre du développement durable en matière de protection de la nature. Une démarche d’évaluation globale des impacts de la protection de la nature sur les sociétés et leurs territoires reste donc nécessaire pour permettre une réelle durabilité de la protection.

Maître de Conférences en géographie-aménagement et Directeur du département de géographie-aménagement de l'Université Jean Moulin à Lyon 3, Samuel Detraz est aussi chercheur au laboratoire "environnement, ville, société", UMR 5600 du CNRS à Lyon,